Anno 1116 – 1er hôpital de Liège

Les origines de la léproserie de Cornillon – premier hôpital de Liège

L’histoire de la charité[1] médiévale, et particulièrement à Liège, renferme des pages sublimes. La lèpre, fléau aussi ancien que l’humanité déchue, était répandue dans nos régions d’occident, non pas seulement depuis les Croisades, mais dès les premiers siècles de notre ère. Maladie bacillaire, comme la tuberculose et la syphilis, évoluant avec une extrême lenteur, elle gagne du terrain uniquement par transmission : là où il n’y a pas de lépreux, on ne la voit jamais surgir spontanément. Aussi obligea-t-on de bonne heure ceux-ci à se fixer hors des agglomérations et à prendre certaines précautions d’hygiène dans leurs rapports avec les personnes saines. Il se forma de la sorte des lazarets aux confins des grandes cités. Ils étaient situés souvent à proximité d’un carrefour où la circulation était plus considérable, et de préférence à proximité d’une eau courante. Les ladres plaçaient à la porte de leurs habitations un tronc pour recueillir l’aumône des passants. Revêtus d’un uniforme qui permettait de les distinguer, ils avaient, à certains jours de fête, l’autorisation de mendier à l’intérieur des villes.

Le 7 août 1106, alors en état d’excommunication, l’empereur du saint empire germanique Henri IV décède en terre liégeoise et son corps reposa 9 jours dans une chapelle qui n’avait pas reçu la bénédiction liturgique, donc non encore consacrée. L’illustre dépouille resta neuf jours dans ce sanctuaire, jusqu’à ce que des envoyés d’Henri V viennent prendre possession du cercueil : dans un tumulte indescriptible, — car le peuple de Liège s’opposait farouchement au départ du corps qu’il vénérait comme celui d’un saint, — les « reliques » d’Henri IV quittèrent définitivement les bords de la Meuse et prirent le chemin de la cité épiscopale de Spire (Allemagne / Lotharingie), où se trouvait la nécropole impériale.

Ce sanctuaire, accroché sur les flancs du Mont-Cornillon, fut consacré dix années plus tard en 1116, par l’évêque Otbert, et dédiée à la Vierge Marie et aux Saints Apôtres. Dix ans plus tard (1126), les chanoines prémontrés présents à Floreffe depuis 1121 s’établissent à 100 mètres, sur le plateau du Mont-Cornillon surplombant la chapelle de la Vierge et des saints Apôtres. L’origine de l’hospice de Cornillon est peut-être liée à l’installation des Prémontrés dès 1126 sur le Mont-Cornillon, mais il n’est pas exclu que la partie inférieure de la colline ait été réservée, depuis une époque lointaine, aux malades atteints de la lèpre.

Il est par ailleurs probable qu’un de ses bienfaiteurs, Gislebert[2], seigneur de Rekem (actuel Lanaken, Limbourg belge) dans la lignée des Aspremont-Lynden[3][4], contribua à la construction de la chapelle. Aussi riche que généreux, il avait déjà donné, en 1140, aux prémontrés de Cornillon, le terrain sur lequel un couvent fut bâti par l’abbé Lucas (abbé de 1124 à 1178), pour y loger les norbertines. Le fait qu’en 1140 des religieuses, soumises à la règle des Prémontrés, émigrèrent à Rekem pour y fonder un hospice, peut laisser croire que cette institution fut placée, quelques années, sous la surveillance de ces religieuses[5].

Des comités se formèrent dans le but de quêter pour les lépreux. Il en fut à Liège comme partout, et nos archives nous ont conservé, entre autres, une éloquente lettre de recommandation remise, entre 1171 et 1181, par l’évêque Raoul de Zahringhen, à des collecteurs qui se rendaient dans différentes localités de notre diocèse, en faveur des lépreux de Cornillon. La charité Liégeoise ne s’en tint pas là. Elle voulut assurer à ces malheureux des revenus plus stables et des soins dévoués.

Quoi qu’il en soit, dès 1176, la léproserie est définitivement installée à cet endroit, puisqu’elle reçoit un nouveau règlement approuvé par les échevins de la cité de Liège. La structure interne de la communauté des frères et soeurs, qui se destinent à soigner des lépreux, est ainsi établie[6].

Ecoutez-en le témoignage donné par les échevins de la Cité en l’an 1176. « Dieu, nous disent-ils, dont la Providence n’est jamais prise au dépourvu, inspira à quelques personnes de se donner, elles et leurs biens, au service des lépreux, et de venir faire leur salut éternel au milieu d’eux. La maison des lépreux du Mont-Cornillon a été jusqu’à notre époque dans une grande indigence, une pauvre habitation, peu de biens, de rares visiteurs, mais grâce à la générosité de quelques personnes unissant leurs biens et vivant en communauté, la maison a vu croître non seulement ses richesses, mais aussi la régularité et l’honnêteté de ses mœurs ».

La règle des échevins de 1176 fut la seule en vigueur à l’arrivée de Julienne et pendant sa jeunesse ; il est donc opportun de la faire connaître. Elle prescrit d’abord aux membres de la communauté, la pratique de la pauvreté religieuse : « Personne ne s’avisera d’appeler sien quoi que ce soit de la nourriture et du vêtement, mais tous posséderont toutes choses en commun. Un proviseur sera chargé de distribuer les ressources disponibles à chacun selon ses besoins ; on recevra de lui les moindres choses, comme les plus importantes, sans observation mais en disant merci. Il sera laissé un an à ceux qui entrent, pour qu’ils puissent s’éprouver et connaître le genre de vie. Leurs biens, pendant ce temps de noviciat, seront conservés intacts pour être rendus si, après cet essai, le novice se retire. Décide-t-il, au contraire, de rester, il fera profession et n’aura plus sur ses biens aucun droit, si bien qu’aucune réclamation à leur sujet ne pourra plus être admise dans la suite ». Le règlement impose ensuite aux frères et soeurs de Cornillon ce qu’ils appelèrent la discipline capitulaire : « On se réunira chaque semaine sous la présidence du prêtre ou, le cas échéant, de celui qui aura été jugé le plus digne de le remplacer, afin de se purifier de ses fautes par la coulpe et la pénitence, puis de s’entretenir des affaires de la maison. Tout ceci sera strictement observé et nul ne pourra être admis qui ne consente à garder et cette simplicité dans les moeurs, et cette communauté dans les biens ».

Image ci-contre : Victimes de la lèpre recevant la parole d’un évêque. Omne Bonum, de James le Palmer, Londres, 1360-1375.

Pour veiller à la bonne administration de l’oeuvre, la Cité désignait plusieurs notables qui portaient le nom de « maîtres de Cornillon ».

On peut croire dès lors que dès cette époque, un couvent avait remplacé les modestes cabanes qui abritaient auparavant les lépreux. Les bâtiments étaient déjà partagés en quatre groupes distincts que l’on appelait « les quatre couvents de Cornillon » comprenant deux couvents pour les frères et sœurs méseaux ou malades, et deux couvents pour les frères et soeurs haitis ou sains.

Malgré tous les élans de générosité, l’hospice équilibrait difficilement son budget. Toutefois, l’installation de cette communauté religieuse devait être reconnue canoniquement par les autorités religieuses. C’est à partir de 1185, l’année de la grande incendie de Liège, que les privilèges et les donations faits à la léproserie seront confirmés par diverses personnalités religieuses : l’archidiacre Albert en 1185, le pape Urbain. III en 1186, le prince-évêque Raoul de Zaehringen en 1189. Dans ces trois actes il est expressément stipulé que la léproserie de Cornillon est autorisée à posséder une église propre, un cimetière et un desservant[7].

Une étude architecturale[8] a démontré que la chapelle romane de Cornillon fut bâtie ou rebâtie vers 1180-1185. En effet, les nombreuses donations que reçoit la léproserie dans le dernier quart du XIIe siècle ont sans doute permis la construction d’un édifice religieux relativement important puisque dans le projet primitif, deux tours romanes devaient ceinturer l’abside. La construction de l’église s’est vraisemblablement poursuivie au début du XIIIe siècle puisque nous y trouvons encore aujourd’hui un grand nombre d’éléments gothiques.

Les revenus étaient insuffisants et une grosse donation arriva vers 1197. En effet, l’inspiration des tuteurs des petites orphelines Agnès et Julienne (qui deviendra sainte Julienne du Mont-Cornillon) vint à son heure. L’on conçoit que les deux fillettes qui apportaient les ressources d’une ferme de deux cents bonniers située à Retinne (plateau de Fléron, à 8 km à l’est de Cornillon), aient été les bienvenues et l’objet de la sollicitude des soeurs. Celles-ci étaient précisément en mesure de leur trouver une mère adoptive, capable de leur donner une instruction complète et une bonne éducation. Voici comment.

Un seul chemin gravissait alors le Mont-Cornillon: la route de Liège à Aix-Ia-Chapelle qui suivait le tracé de ce que l’on appelle à Liège, aujourd’hui, la rue d’Amercoeur et le thier de la Chartreuse. La propriété des lépreux s’étendait des deux côtés de cette voie. A gauche en sortant de la ville, elle comprenait entre autres, depuis les abords de l’Ourthe, jusqu’à proximité de la chapelle et du couvent, des cultures, le potager, des prés, au milieu desquels une métairie dénommée BOVERIE, et plus tard, VACHERIE de Cornillon. Une soeur particulièrement distinguée avait été détachée de la communauté pour en assurer l’exploitation. La petite Julienne et sa sœur Agnès lui furent confiées. Les soins maternels dont on les entoura et l’affection qu’elles rencontrèrent de la part de soeur Sapience, contribuèrent à adoucir le brusque changement survenu dans leur petite existence. C’était l’an 1197, ou il s’en fallait de bien peu. Le prieur de Cornillon s’appelait Gislebert et la prieure, Sybille. Les « maîtres de l’hospice pour le temps », désignés par la Cité, étaient Winand de Souverain-Pont, Henri Crekilhons et Renier Sureal.

« Vous avez été pénétrés d’admiration, n’est-il pas vrai, chers lecteurs, pour le geste des premiers fondateurs de la maison de Cornillon, qui, renonçant à leurs biens et à leur liberté, venaient se grouper au service des lépreux ; vous avez été frappés, aussi bien que les échevins liégeois de 1176, de la fécondité de la charité chrétienne qui, mue par la Providence divine, a toujours répondu par un remède approprié aux plaies de l’humanité souffrante. »[9]

La léproserie de Cornillon, fondée donc peu avant 1176[10], connaîtra jusqu’en 1247[11] une autonomie relative vis-à-vis des autorités diocésaine et urbaine. À partir de cette date, Cornillon est placée sous le contrôle exclusif de la cité. La gestion des finances et du patrimoine constitue la préoccupation essentielle de la ville[12]. Ses rares interventions réglementaires sont toujours sous-tendues par le désir d’améliorer ou de préserver la situation financière.

La léproserie était enclavée dans une paroisse qui avait le même patron que la plus proche église paroissiale dépendant de la collégiale : Saint-Remacle-au-Mont, desservie à certains moments par un des chanoines, mais dépendant de l’archidiaconé de Liège, tandis que Saint-Remacle-au-Pont dépendait de celui du Condroz.

Les bâtiments de la « Cour des Prébendiers » ont été reconstruits dans la première moitié du XVIIIe siècle. Donné en 1140 aux prémontrés de Cornillon, le terrain sur lequel un couvent fut bâti par l’abbé Lucas (abbé de 1124 à 1178), pour y loger les norbertines[13]. De toute façon, il ne pouvait être le seul « sponsor » de la léproserie, « fonctionnelle » depuis 1170, date du règlement des échevins.

En 1176 des bienfaiteurs[14], dont « un comte de Clermont, un comte de Los », sont mentionnés : « d’autres seigneurs lui firent pareillement de grandes largesses ».

En 1176, une décision échevinale[15], rendue au nom de la ville a propos de la léproserie de Cornillon, révèle d’une façon positive l’existence de ces bourgeois, associés à la gestion des affaires municipales: à la suite des échevins, il est fait mention de « ceteri cives leodienses », ayant pris part à la décision intervenue.

Le concile de Latran de 1179[16] confirma, à toutes les communautés de lépreux, l’exemption des dîmes et des impôts, le droit de former une paroisse distincte avec son propre curé, son cimetière, et surtout, le privilège précieux que nous appelons aujourd’hui la personnalité civile : la capacité de posséder, d’acheter, de vendre, d’hériter. Cette décision fut transmise officiellement aux malades de Cornillon, en l’an 1185, par l’archidiacre Albert, au cours d’une réunion plénière de son concile. Il ajoutait que ces privilèges devaient être étendus à ceux qui, pour l’amour et au nom du Christ, bien que complètement sains de corps, avaient voulu partager l’abjection des pauvres lépreux, vivant avec eux sous une commune loi. Une règle de droit commun, universellement admise au moyen-âge, donnait à l’autorité ecclésiastique, plus stable que celle des seigneurs séculiers, la garde des fondations et des rentes perpétuelles léguées aux oeuvres de charité. Les évêques, de ce fait, possédaient la haute administration des biens des pauvres et des hospices. Ils prétendirent naturellement à celle des léproseries. « Voir est que de droit commun, disait Beaumanoir, le célèbre juriste du roi saint Louis, la garde des maladreries appartient à l’évêque en quel évêché elles sont assises, pour la raison de ce qu’à sainte Eglise ‘appartient la garde des choses aumônées et amorties héritablement »[17]. Mais lors de l’éveil de la vie communale, les municipalités manifestèrent partout une tendance à mettre la main sur ces institutions. En France comme en Belgique, ce fut l’occasion de conflits entre l’autorité épiscopale, celle des communes et parfois des seigneurs. Les citoyens de Liège ne se laissèrent pas devancer dans ce domaine, et s’immiscèrent immédiatement dans la direction de la léproserie de Cornillon.

Julienne arriva à Cornillon vers 1198 à l’âge de 6 ans et dû s’exiler en 1247. Elle y vécut 50 ans.

Vu les pillages et le fait que le plateau du Mont-Cornillon est souvent occupée par des forces envahissantes, les prémontrés quittent les lieux en 1288 pour aller s’installer en bord de Meuse, à l’emplacement de l’actuel séminaire. Le monastère des prémontrés est transformé en forteresse qui devient le Château de Cornillon. L’occupation militaire, avec fréquentes batailles pour le contrôle des lieux, dure jusqu’en 1336, date de la prise de la forteresse par les liégeois eux-mêmes, en lutte contre leur prince-évêque Adolphe de La Marck. Elle est alors détruite.

JG.

Notes:
[1] Sainte Julienne de Cornillon, A.Denis 1936
[2] Gijsbert I van Bronckhorst (2e Heer van Bronckhorst 1127-1131 en Rekem) ± 1110-?
[3] Le château d’Aspremont-Lynden est un château dans le vieux village d’Oud Rekem dans le Limbourg. Le château fut construit par les Comtes d’Aspremont Lynden, seigneurs du comté impérial de Reckheim, dont il devint le siège à partir du xviie siècle. https://fr.wikipedia.org/wiki/Ch%C3%A2teau_d%27Aspremont-Lynden
[4] A sa mort en 1258, l’abbaye cistercienne de Villers-la-Ville récupéra le corps pour y célébrer les obsèques. L’homme clé fut le moine Gobert d’Aspremont-Lynden, proche de sainte Julienne. Le bienheureux Gobert d’Aspremont, né vers 1187 et décédé à l’abbaye de Villers-en-Brabant le 20 août 1263, est un chevalier croisé, devenu moine cistercien à l’abbaye de Villers-en-Brabant. Il est considéré comme saint dans le ménologe cistercien et sa fête liturgique est célébrée régionalement le 20 août. Fils de Geoffroi Ier d’Aspremont et d’Elisabeth de Dampierre et neveu du comte de Flandre, Guy de Dampierre, Gobert est élevé dans la tradition chevaleresque. Jeune chevalier, il se met au service du roi de France et participe à la croisade contre les Albigeois. Il suit ensuite l’empereur Frédéric II dans sa croisade en Palestine (6e croisade). Revenu dans son pays il abandonne le métier des armes et se retire à l’abbaye de Villers-en-Brabant et reçoit l’habit cistercien en 1237. Il est pour quelque temps ermite en Picardie. Il se distingue par une grande austérité de vie et une profonde dévotion pour la Vierge-Marie. Il meurt le 20 août 1263 à l’abbaye de Villers où l’on peut encore voir son gisant. https://fr.wikipedia.org/wiki/Gobert_d%27Aspremont
[5] Th. GOBERT, O.C., p. 439, note 5, se réfère à un acte de l’Hôpital de Cornillon, Stock, no 2, f. 28 pour établir la première mention de l’hospice en 1117. En fait il s’agit d’une copie incomplète du 16e siècle d’un acte de vente de 1217 (26 mars (n.st.) 1218) que publie l’abbé Émile DENIS, Sainte Julienne de Cornillon. Étude historique, p. 160, Liège 1927. – R. HANKART, L’Hospice de Cornillon à Liège, dans « la Vie Wallonne », t. 40, 1966, p. 7. — G. KURTH, La Cité de Liège au Moyen âge, t. 1, p. 146, n° 1.
[6] R. HANKART, 0.C., pp. 13-14. Ce texte de 1176 a été publié par Émile DENIS, O.C., p. 148.
[7] Par cette bulle, le pape confirme les donations faites par l’évêque de Verdun et Gilles de Duras, comte de Clermont et ses frères. Voir Em. DENIS, 0.c., p. 153 et A. DE RYCKEL, les Jurés de la cité de Liège en 1185, dans Leodium, t. VI (1907) p. 2. Le 6 août 1285, l’official de Liège, donne Vidimus des bulles papales d’Alexandre III (1164 et 1165), Urbain III (1186), Clément III (1188) et de l’acte de l’archidiacre Albert 1185 confirmant les privilèges de la léproserie. Voir aussi Cartu laire de l’église Saint-Lambert de Liège publié par S. BORMANS et E. ScHOOLMEESTERS, t. 1, p. 115 et t. 6, publié par E. PONCELET, p. 32, Liège 1893-1933 concernant les conflits de juridiction au sujet de l’église de Cornillon, voir R. HANKART, 0.c. 3e partie dans « la Vie Wallonne », t. 41, 1967, p. 79 et ss.
[8] Sur le plan stylistique, la comparaison s’impose avec l’avant-corps de l’église Saint-Jacques (Westbau roman) et à la nef de Saint-Denis à Liège. Les consoles de la corniche à billettes sont identiques ainsi que le système de décor à arcatures lombardes. En se référant au cadre général de l’évolution de l’architecture liégeoise, on ne doit pas être loin de vérité en proposant les dates de 1180-1185, peut-être dix ans plus tôt. Nous avons vu qu’en 1185, la léproserie était autorisée à posséder une chapelle entourée d’un cimetière. Elle était donc détachée de la paroisse Saint-Remacle et canoniquement reconnue. In LA CHAPELLE ROMANE DU MONASTÈRE DES CARMÉLITES DE CORNILLON À LIÈGE, par Frère LAMBERT DE BEYS avec la collaboration de Richard FORGEUR et René BRAGARD, BULLETIN DU VIEUX-LIÈGE Nos 173-174 (TOME VIII) AVRIL-SEPTEMBRE 1971
[9] A.Denis ; op cit.
[10] E. Denis, Sainte Julienne et Cornillon. Étude historique, Liège, 1927, pp. 148-150 ; E. Fairon, Régestes de la cité de Liège, t. I, Liège, 1933, pp. 7-9.
[11] S. Bormans et E. Schoolmeesters, op. cit., t. I, pp. 530-531
[12] É. Fairon, op. cit., t. I, pp. 65, 149-151, 208-209, 305-307, 330-332, 390-393.
[13] Cfr R. HANKART, o. c.
[14] J. BERTHOLET (Histoire de [‘institution de la FêteDieu, Liège, 1746, p. 48 note c)
[15] http://www.chokier.com/FILES/HISTOIRE/Histoire_de_Liege-Magnette.html
[16] Sainte Julienne de Cornillon, A. Denis, 1936
[17] Philippe de Beaurnanoir (1246-1296) Cou/ullle de Beauvoisis. LVI. paragr. 5.