18h00 Eucharistie pour la fête de la bienheureuse Eve de saint-Martin,
Présidée par Mgr Delville
Dans la chapelle-sud de la basilique saint Martin.

Ève de Liège a été déclarée bienheureuse par l’Église catholique, le 1er mai 1902, qui la commémore le 4 juin (particulièrement au diocèse de Liège). La 1° Eucharistie, depuis longtemps, en l’honneur d’Eve de Saint Martin fut organisée en la collégiale, le 16 mars 2015.

Mgr Jean-Pierre Delville, qui fut vicaire à saint-Martin, nous rappellera le rôle de la recluse Eve qui accompagna et encouragea sainte Julienne de Cornillon, puis promu l’institution universelle de la Fête-Dieu après son décès. Mgr Delville nous invitera surtout à vivre de plus en plus dans l’amour qui animait ces deux saintes pour Jésus-Eucharistie et pour l’adoration eucharistique.

Après la célébration, verre de la fraternité et visite dans la basilique de nombreuses œuvres d’art du « circuit Bse Eve de Saint-Martin ».

Une initiative du Mouvement Eucharistique Liégeois,
Rue Jean d’Outremeuse, 61, 4020 Liège

Inspirée par deux Liégeoises, sainte Julienne de Cornillon et la bienheureuse Ève de Saint-Martin, la Fête-Dieu honore tout particulièrement la présence du Christ dans le sacrement de l’Eucharistie. Comme l’écrit le bientôt bienheureux pape Paul VI, dans son encyclique de 1965 Mysterium Fidei : De cette foi unique est née également la Fête-Dieu; elle fut célébrée la première fois au diocèse de Liège, spécialement sous l’influence de la Servante de Dieu, la Bienheureuse julienne de Mont Cornillon, et Notre Prédécesseur Urbain IV l’étendit à l’Église universelle (n°66).

Qui était la bienheureuse Eve de saint-Martin ?

La bienheureuse Ève de Saint-Martin ou Ève de Liège, morte en 1266, était une recluse de la principauté de Liège qui, avec Julienne de Cornillon, est à l’origine de la Fête de l’Eucharistie ou Fête-Dieu.

On connait peu de chose de sa vie. Ève est proche des milieux béguinaux en plein essor à Liège au xiiie siècle et qui ont entre autres caractéristiques, outre l’ascèse et une propension au mysticisme, une dévotion particulière pour l’eucharistie, dévotion qui se développera bientôt dans toute la chrétienté.

Elle devient recluse près de la collégiale Saint-Martin de Liège sous la règle cistercienne, à l’instigation de la mystique Julienne de Cornillon auprès de laquelle elle semble avoir joué le rôle de confesseur1. Ève et Julienne reçoivent la visite de l’évêque de Cambrai Gui de Laon accompagné du nouvel évêque de Liège Robert de Thourotte. C’est probablement sous l’impulsion des deux mystiques que la première Fête-Dieu est célébrée en 1246 par Robert de Thourotte.

Après la mort de ce dernier en 1246, Julienne est confrontée à une forte opposition de la bourgeoiseie locale, du clergé et du nouveau prince-évêque Henri de Gueldre, méfiants à l’égard du mouvement béguinal tenu par certains pour hérétique. Elle doit s’exiler à Namur puis à Fosses-la-Ville où elle s’éteint en 12582. Elle n’est donc pas présente quand la fête est rétablie par un légat pontifical, le cardinal Hugues de Saint-Cher, et célébrée pour la première fois à Liège, à Saint-Martin en 1252 où il est probable qu’Ève, restée à Liège, ait été présente.

Ève semble avoir poursuivi la mission de Julienne après la mort de celle-ci : elle est en relation avec Jacques Pantaléon, archidiacre de Liège de 1230 à 1250, qui devient pape sous le nom d’Urbain IV. Ce dernier lui envoie une missive le 8 septembre 1264 pour l’informer de l’institution de la Fête-Dieux par la bulle Transiturus de hoc mundo promulguée le 11 août précédent et dont l’Office a été rédigé par Thomas d’Aquin.

Source : https://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%88ve_de_Saint-Martin

CIRCUIT « Bse EVE de SAINT-MARTIN »
(dans la basilique saint Martin – Liège)

Voir les numéros sur le plan

1. Peinture dans la chapelle-sud (adjacente à la chapelle des cloîtres) :
« les 3 promotrices de la Fête-Dieu en extase dans la collégiale saint Martin » par Englebert Fissen (1690) ; outre Julienne de Cornillon et Eve de Saint-Martin, Isabelle de Huy.

2. Chapelle saint Julienne de Cornillon :
– (au-dessus à droite de l’autel) statue de la Bse Eve de Saint-Martin
– (contre le mur) grande peinture de Jean Latour (1775) « Eve dans sa cellule de recluse »

3. Statue (+-1945) du pape Urbain IV, ancien archidiacre de Liège (sur une colonne) :
par la bulle de 1264 « Transiturus in hoc mundo », il institua pour l’Eglise universelle la Fête-Dieu qui avait été célébrée pour la 1° fois en 1246 dans cette basilique.

4. Châsse en bois doré de la Bse Eve de Saint-Martin (1878) (dans une vitrine)

5. Monument funéraire en marbre blanc (1622) (au sol) :
la corps de la Bse Eve de Saint-Martin y reposa.

6. Bel ensemble céramique et mosaïque mural (1935) (sur le mur) :
il montre la Bse Eve dans sa recluserie (ermitage), probablement proche de la basilique ; disparue lors des débats considérables commis par les troupes de Charles le Téméraire en 1468 ; la reconstruction de la basilique débuta en 1511.

7. Statue de la Bse Eve (1622) :
Eve montre la Bulle Transiturus ; fait exceptionnel, le 8 septembre 1246, le pape Urbain IV écrivit une lettre personnelle à Eve, accompagnée d’un exemplaire de la Bulle ; ceci indique l’estime qu’avait cet ancien Archidiacre de Liège pour Eve.

8. (ancienne) Chapelle du Saint Sacrement :
– reconstruite avec la basilique au 16° s. et réaménagée à l’époque baroque ;
14 médaillons en marbre blanc incrusté dans des panneaux de marbre rouge de Jean Del Cour (1704-07),
– les 3 vitraux représentent les promoteurs/trices de la Fête-Dieu.

9. Chapelle de la Bse Eve de Saint-Martin :
– châsse en laiton doré (1896) contenant quelques reliques d’Eve,
– un magnifique retable néo-gothique montrant la recluse Eve (1878).

10. Peintures murale du chœur (1902-07) :
sur la table au centre du chœur, on voit des photos et explications :
– dans le registre supérieur : la vie de saint Martin de Tour,
– dans le registre inférieur : les principaux épisodes de l’instauration de la Fête-Dieu.