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1.   Qui est Saint François et pourquoi ce nom pour l’auberge ?

1.1.  Qui est saint François d’Assise ?

Il est contemporain de sainte Julienne et fondateur de deux ordres : les frères mineurs (« franciscains ») et les sœurs clarisses (filles de sainte Claire d’Assise). Né à Assise en Italie, en 1181, François est issu d’une famille riche et vit comme tous les jeunes de son âge et de son époque, avec des fêtes, escapades et même la guerre durant laquelle il est fait prisonnier et souffre de maladie. Durant sa convalescence, il ressent une insatisfaction profonde face à la vie. Il cherche, il regarde autour de lui mais il reste sans réponse… Un jour en écoutant un passage de l’Évangile, il lui vient une réponse à ce qu’il cherche : passer sa vie à aimer toute la création. Il transforme alors sa vie, il se fait pauvre, se soucie d’annoncer les messages de joie, d’espoir et d’amour contenus dans la Bible, et de porter la paix aux gens et à toute la Création. Il invite tous les humains à l’amour mutuel et au respect de notre mère la Terre, notre soeur la Lune, notre frère le Soleil…

Alors que ses parents voulaient le marier, Saint François comprit que le Maître qu’il fallait servir c’était le Christ et que sa fiancée était « Dame Pauvreté ». C’était en 1205. Il avait 23 ans. Désormais tout son argent passerait pour l’Eglise et les aumônes. Mais il se rendit compte qu’il fallait faire plus. Il fit un pèlerinage à Rome et rencontra un pauvre. Il échangea ses habits avec lui et se mit à mendier à la porte d’une église, faisant ainsi l’expérience de Dame Pauvreté. A la fin du jour, il donna le fruit de sa quête au pauvre, reprit ses habits et rentra tout joyeux à Assise. Il savait que la grande pauvreté ne lui ferait pas peur.

Un jour, François était à cheval près d’Assise, un lépreux vint à sa rencontre. François avait horreur des lépreux : il refusait de les voir ou de s’approcher d’eux. S’il devait croiser un lépreux il tournait la tête et se bouchait le nez avec les doigts. Ce jour-là, il se fit violence, descendit de cheval, donna une pièce d’argent au lépreux en lui embrassant la main. Il remonta à cheval et continua son chemin. A partir de ce moment-là, il commença à se mépriser de plus en plus. Quelques jours plus tard, muni de beaucoup de pièces il alla rendre visite aux lépreux de l’hospice. Les ayant tous réunis, il donna une aumône et embrassa la main de chacun d’eux. Il s’était vaincu lui-même, et à partir de cette époque il séjourna parmi les lépreux et les servait humblement.

 

Pas très loin de chez lui, il y avait la vieille chapelle San Damiano, en ruine. Il n’y restait qu’un seul ornement : un grand crucifix peint sur bois. Le crucifix s’anima et Saint François entendit ces mots : « François, ma maison tombe en ruines et s’écroule. Va et reconstruis-là. » François répondit : « Volontiers, Seigneur ».

 

Les gens instruits écoutaient ses sermons en y trouvant une force et une vérité qui ne tenait pas d’un enseignement humain. A partir de ce moment, nobles, roturiers, clercs et laïcs en grand nombre commencèrent à s’attacher aux traces de François et à vivre sous sa règle après avoir renoncé aux soucis et aux vanités du monde. Des amis commencèrent à le suivre, par exemple Gilles (Egide), puis Pierre de Catane. Ils furent bientôt douze. François devenait fondateur d’ordre.

François appelait ses compagnons « frères ». Il ne pensait pas qu’il était un moine. Bientôt François envoya les frères prêcher deux par deux. On ne les recevait pas partout de la même façon. On les prenait souvent pour des fous…. A sa mort en 1226, il y avait plus de 5.000 frères mineurs.

Chez François, l’amour pour le Christ s’exprima de manière particulière dans l’adoration du Très Saint Sacrement de l’Eucharistie. Dans les Sources franciscaines, on lit des expressions émouvantes, comme celle-ci : « Toute l’humanité a peur, l’univers tout entier a peur et le ciel exulte, lorsque sur l’autel, dans la main du prêtre, il y a le Christ, le Fils du Dieu vivant. O grâce merveilleuse ! O fait humblement sublime, que le Seigneur de l’univers, Dieu et Fils de Dieu, s’humilie ainsi au point de se cacher pour notre salut, sous une modeste forme de pain. » (François d’Assise, Ecrits , Editrice Francescane, Padoue 2002, 401).

Déclaré patron des écologistes en 1979, c’est un des saints les plus populaires.

1.2.  Pourquoi ce nom pour l’auberge ?

François était pèlerin lui-même, à commencer par ses pèlerinages vers Rome. Il y a de nombreux liens entre saint François d’Assise et la nouvelle auberge du pèlerin saint François : contemporain de sainte Julienne et de sainte Claire, choix d’une vie radicalement pauvre au service notamment des lépreux, grande vénération pour le Saint Sacrement, corps et sang du Christ.  Saint François disait qu’il aimait le nord de la Gaule, région où le saint Sacrement était particulièrement vénéré.

C’est donc au XIII siècle en Italie, à l’ombre de la petite église de la Portioncule bâtie par François d’Assise, que Sainte Claire fait la connaissance des écrits et de la pensée de saint François : prière, pauvreté, évangélisation et respect de la nature. Sainte Claire rêve de la même chose, mais pour les femmes, et fonde avec le soutien de François en 1212 l’ordre des Pauvres Dames, plus souvent appelé l’ordre des Clarisses. Les clarisses sont arrivées à Cornillon en 2017 suite au départ des sœurs carmélites.